[ No Woman No Cry | L'Histoire | Les Anecdotes ]
 

Le concept

 

 

Bob chante depuis 1961, quelques années plus tard, c'est une star chez lui.
Mais avant 1975, seul un de ses morceaux avait marché à l'étranger : "I Shot The Sherif". Et encore, c'était grâce à la reprise d'Eric Clapton !

Avec "Natty Dread", tout change. Bob tourne aux Etats-Unis et en Europe.
C'est le début de la gloire. Au Roxy de Los Angeles, il triomphe devant un public où l'on trouve Stevie Wonder, Bob Dylan et Ringo Starr.

En septembre 75, sa version live de "No Woman No Cry" (enregistrée en juillet à Londres) est classée dans le hit anglais. En 1976, elle perce au top américain alors que sort le disque "Rastaman Vibration". Marley devient une star.

 

 

La légende

 

 

"No Woman No Cry" est un single tiré du disque "Natty Dread", sorti fin 1974 en Europe. Après "Catch A Fire" et "Burnin", "Natty Dread" est le troisième album de Bob Marley chez Island, son label.

Le chanteur a passé un deal avec son patron, Chris Blackwell : il bénéficie de tous les appuis pour mener une carrière internationale. Pour la première fois, un artiste Jamaïcain est considéré comme une rock star. De son côté, Bob s’occupe de son label : Tuff Gong. Dérivé de "tough gong" (un gong dur), c’est le surnom de Bob lorsqu’il était un petit dur du ghetto de Kingston.

Au début, son label est situé au 127 King Street à Kingston, puis, dans une grande maison blanche achetée par Chris Blackwell au 56 Hope Road.

Aujourd’hui, c’est là que se trouve le musée dédié à la mémoire du chanteur. "Natty Dread" marque un tournant dans la carrière de Bob Marley.

Les Wailers, qui l’accompagnaient depuis les années 60 (Peter Tosh, Bunny Wailer…), viennent de la quitter. Pour les Jamaïcains, c’est un peu comme si les Beattles du reggae venaient de se séparer.

 



L'histoire

 

 

Bob Marley est mort le 11 mai 1981.

Avec "I shot The Sherif", "Could You Be Loved" et "Get Up Stand Up".
"No Woman No Cry" reste l'une des chansons les plus connues du chanteur.
De nombreux artistes jamaïcains continuent à le reprendre régulièrement en concert.

Il y a quelques années, les Fugees l'ont reprise sur leur CD "The Score".
A la place des références à Trench Town, on y parle des projects (cités) New-yorkais. D'ailleurs, les Fugees ont surnommé leur studio "Tuff Gong".

 

 

La Chanson

 

 

30 ans après la mort de Bob Marley, les spécialistes continuent à douter sur l’auteur précis de cette chanson. Ce qui est sûr, c’est que "No Woman No Cry" n’a pas été entièrement écrite par Bob Marley, mais avec l’aide d’amis du ghetto ; Pour créer ses chansons, Bob avait l’habitude de gratter sa guitare, entouré de personnes qui lui soufflaient une partie des paroles.

Le nom du mystérieux auteur serait Vincent Ford. Il est d’ailleurs cité par Bob sur les crédits de cette chanson. Mais, au début, tout le monde pensait que Bob avait juste utilisé ce gars comme un prête non pour des histoires de droits.

La chanson est autobiographique. Mais personne ne sait ce dont elle parle vraiment. Ce qui est fréquent avec les textes de Bob Marley. Certaines allusions ne pouvaient d’ailleurs être comprises que par les Jamaïcains.

S’agit-il d’un homme qui quitte sa femme pour une autre ? D’une nouvelle parabole sur la misère du ghetto ? D’une complainte sur tous les Jamaïcains obligés d’émigrer pour trouver du travail ? Bob a emporté la réponse dans sa tombe.

 



 
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